décembre 2, 2022

Violences fascistes et racistes sur les campus. Une histoire niçoise.

Militants et journalistes connaissent les violences de l’extrême-droite contre les étudiants en lutte à Nice en mai 68 et du recyclage des nervis par la droite locale (le même phénomène qu’au niveau national).
On connait moins ce qui s’est passé à la fin des années 1990, début 2000 à Nice et plus particulièrement à l’Université. Et pour cause, on a assisté à une véritable omerta médiatique, et un silence assourdissant des différentes institutions concernées.

Alors qu’un groupuscule néo-nazi sévit à nouveau dans Nice et vient de tabasser des étudiants au sein de l’université, il nous semblait important de rappeler ce qui s’est passé par le passé pour alerter et stopper une dérive que nous avons déjà vécu. Nous reprenons ici un document mis en ligne durant ces années (merci les archives d’internet) et qui a servit de base au dossier remis au procureur de la république de l’époque (dossier volé dans son bureau).

En préambule, le contexte politique niçois dans les années 1990 en quelques dates.

Avril 1990
L’ancien Waffen-SS Franz Schönhuber est l’invité d’honneur du congrès national du FN qui a lieu à Nice. Le Pen et Jacques Peyrat, chef du FN à Nice, sont reçus par le maire J. Médecin qui partageait avec le FN « 99,9% de ses idées » (dixit).

18 juin 1995
Le frontiste Jacques Peyrat est élu maire de Nice et installe un ancien chef de l’OAS à la sécurité.

Ancien membre du FN mais qui « n’a jamais rien renié de ses idées« , J. Peyrat installe à la sécurité en mars 1996 un ancien chef de l’OAS .

Juin 1996
J. Peyrat prend un arrêté anti-mendicité au relent xénophobe et déporte les SDF hors de Nice

13 septembre 1997
Le Pen inaugure la permanence du FN à Nice en plein quartier Trachel pour le lancement des élections régionales
Manifestation contre sa venue avec dépôt de gerbe à la gare SNCF en souvenir des cheminots résistants qui ont combattu les fascistes.

Le décor est planté.

12 novembre 1997 (Université)
Menaces contre les élus UNEF au Conseil d’Administration de l’Université de Nice

A la sortie d’un conseil d’administration de l’Université et devant la salle du conseil, les 2 élus UNEF sont menacés par 5 individus accompagnant l’élue de Renouveau Étudiant (RE, extrême-droite). Lors du CA, les élus UNEF avaient dénoncé un tract du RE diffusé sur les facs appelant à la haine. Ni à propos du tract, ni à propos des menaces, les autorités universitaires n’ont jugé bon de donner de suite.

15 novembre 1997 (Nice)
Le congrès régional du « Front National Jeune » a lieu à Nice dans la plus grande discrétion.

Janvier 1998 (Nice)
Intervention musclée à coup de bombes lacrymo d’un groupe cagoulé lors d’un débat du Club de la Presse en Fac de Lettres. L’un des agresseurs est reconnu, l’immatriculation de la voiture avec laquelle il s’enfuie est relevée. Le Club de la Presse a porté plainte.

Février 1998 (Université)
Saccage du local de l’UNEF en Faculté de droit et intimidations
.
Aux élections d’UFR Droit, Renouveau Étudiant perd son élu, et donc son local. Le local de l’UNEF est saccagé deux fois en une semaine. Une cartouche d’arme à feu est retrouvée devant la porte.
Aucune plainte n’a été déposée par l’UFR ou l’Université.

25 Février 1998 (Université)
Élections universitaires

Une liste NIKAIA se présente aux élections. La croix celtique et le rat noir sont présents dans leurs tracts. Sur la Faculté de Droit, les partisans de cette liste sont les militants du Renouveau Étudiant et du GUD. Lors de la campagne électorale, ils intimident les adhérents de l’UNEF. Le 24 février, entre midi et deux, ils tiennent une table à l’entrée du restaurant universitaire et déplie un drapeau noir orné de la croix celtique.

Février/mars 1998 (Nice)
Alliance droite/extrême-droite
(supprimer ?) Le bébé Médecin, C. Estrosi en appel à l’alliance avec le FN aux élections régionales

De mars 1998 à Juin 1998 (Nice)
Menaces et intimidations successives contre des Jeunes Communistes qui tractent contre l’arrêté anti-mendicité.

19 Mars 1998 (Université)
Agression sur la faculté de lettres

Un groupe de 8 personnes diffuse des tracts signés Renouveau Étudiant dans le hall d’entrée de la Faculté des Lettres de Nice. Certains étudiants se trouvant dans le hall interpellent le groupe. Une bousculade s’ensuit et un membre du RE donne l’ordre de charger. Les membres de RE armé de gants plombés, lacrymogènes, chaîne de vélo fonce sur les étudiants. Plusieurs étudiants sont blessés. Mais tous les étudiants réagissent et font reculer leurs agresseurs dans un coin du hall – voir photo -. C’est sous la protection de la police que ces extrémistes sortent de la Faculté. Alors qu’il aurait été normal qu’ils repartent en « panier à salade », leur identité n’a même pas été demandée.
Les autorités de l’Université ne réagissent pas et essaient d’étouffer l’affaire.
Plusieurs semaines après l’agression, l’UNEF lance une assemblée générale. Lors de cette AG, il est décidé de demander immédiatement des comptes à la Doyenne. Plusieurs centaines d’étudiants envahissent les locaux administratifs de la Faculté des Lettres. Face à la détermination des étudiants, dont plusieurs dizaines ont été témoins ou victimes de l’agression du 19 mars, le Président de l’Université s’engage à porter plainte.
Le GUD revendique cet épisode sur son site (voir extraits )
Après le dépôt de plainte de l’Université, Renouveau Étudiant disparaît. Mais les mêmes militants recommencent à diffuser des tracts et autocollants signés GUD Nice.

18 Juillet 1998 (Nice)
Agression d’un militant de gauche dans un guet-apens

Un militant est frappé lors d’un guet-apens organisé par des membres de Renouveau Étudiant alors qu’il rentrait chez lui après un point de rencontre contre l’arrêté anti-mendicité. Frappé à la tête, il aura plusieurs points de sutures. Il porte plainte. Il reconnait l’un de ses agresseurs. Une confrontation a eu lieu et l’agresseur est confirmé. Mais la plainte est classée sans suite et l’agressé est désigné comme responsable de ce qui lui est arrivé (voir plus bas : 22 juillet 1999).

Juillet 1998 (Université)
Agression contre un militant de l’UNEF-ID

Alors que des militants syndicaux accueillent les nouveaux bacheliers en Fac de Lettres, plusieurs individus casqués débarquent sur la Fac et rouent de coup un militant de l’UNEF-ID. (nombreuses contusions au visage)

15 août 1998 (Nice)
Agression contre plusieurs militants anti-fascistes.

Des skins agressent et intimident des militants progressistes lors d’un repas de rue au Port.

Juin 1998
Création d’Unité-Radicale (UR) née de plusieurs groupuscules d’extrême-droite : GUD, Nouvelle Résistance, Oeuvre française, … .

19 Octobre 1998 (Lycées)
Menace d’un militant lycéen

Pendant le mouvement lycéen d’octobre 1998, 5 individus tractant pour une organisation lié au GUD menacent un responsable lycéen du Mouvement des Jeunes Communistes (JC) : « toi, tu seras le prochain« .

Octobre 1998 (Université)
Menaces contre des militants syndicaux

Un militant de l’UNEF et un de l’UNEF-ID sont menacés un étudiant militant d’extrême droite. Après de nombreuses pressions, la Doyenne saisit la commission disciplinaire de l’Université.

Janvier 1999 (Nice)
Taggage du GUD sur les locaux de la JC

Le local de la JC est tagué au petit matin par le GUD pendant un tractage des JC sur le lycée Masséna.

Tags du GUD
De nombreux tags représentant la croix celtique et signés GUD couvrent les murs de Nice, en particulier le centre ville, ainsi que les murs du palier d’un avocat avocat militant des droits de l’homme, les murs et entrées des locaux de la CGT (place St François Nice), les murs du palier au deuxième étage du local de la JC.

Février 1999
Deux jeunes militants de gauche agressés

Les menaces proférées par le GUD, 4 mois plus tôt sont mises à exécution. 6 individus armés de casque et de poings américains agressent un lycéen militant de gauche. Il est attaqué par derrière alors qu’il est accroupi. Un autre responsable de la JC, présent lui aussi, intervient et reçoit des coups. Les deux jeunes iront aux urgences ; points de suture au crâne pour l’un, blessures au visage pour l’autre. Une plainte a été déposée.

Juin 1999 (Université)
Agression contre un étudiant de la
Faculté de Lettres
5 individus agressent un étudiant de la Faculté de Lettres dans une rue de Nice et le laissent à terre (nombreuses contusions, traumatisme crânien, mâchoire fracturée, dents cassées).

19 Juillet 1999 (Université)
Commission disciplinaire de l’Université contre un militant proche du GUD

Un étudiant membre de Renouveau Étudiant et proche du GUD passe en conseil de discipline de l’université pour avoir menacé un membre de l’UNEF.
La commission est saisie en Février 99. Le climat de cette affaire est très tendu. Un administratif de l’Université, informe qu’il a subi des intimidations par téléphone de la part d’un des parents de l’étudiant jugé. La présidente de la commission d’instruction, informe à son tour que des enseignants de la Faculté de Droit sont intervenus auprès d’elle et du président de la commission disciplinaire, de façon très insistante pour que l’étudiant ne soit pas sanctionné.
La commission d’instruction a dû se réunir deux fois. Une première fois la commission disciplinaire se réunit, mais ne peut statuer faute de quorum. Elle se réunit une 2ème fois le lundi 19 juillet 1999 (en plein été) avec les nouveaux élus du Conseil d’administration et sanctionne l’étudiant d’un « avertissement « , sanction la plus basse qui ne sera pas inscrite à son dossier.

22 juillet 1999 (Nice)
Le parquet classe la plainte de du militant agressé dans un guet-apens le 18 juillet 1998 .

Le juge en charge du dossier, classe l’affaire en considérant que « la victime, par son comportement, s’est rendue responsable de l’infraction dont elle se plaint » (sic). Sans commentaire.

24 juillet 1999 (Université)
Incendie du local de l’UNEF – Faculté de Droit

Le préfabriqué des locaux étudiants est incendié le samedi 24 juillet au matin.
Le feu serait parti du local de l’UNEF. Un pompier expliquait que l’incendie aurait pu se répandre au campus si la caserne n’avait pas été aussi proche.
Le parquet ouvre une information judiciaire. Selon les enquêteurs, tout porte à croire que l’incendie est criminel.
L’UNEF dépose une plainte auprès du Procureur de la République et joint un document contenant tous les renseignements connus de sa part.
A notre connaissance au 23 septembre 99, ni la Faculté de Droit, ni l’Université de Nice n’ont déposé de plainte, comme elle s’y sont, publiquement, engagées.

24 septembre 1999 (Nice)
Menace contre des militants communistes dans le Vieux-Nice

Vers 20h l’individu qui avait déjà menacé le lycéen membre de la JC, menace un autre membre de la JC en lui disant : « tu veux un coup de tronche ? », puis se dirige vers le lycéen et lui dit « tu te souviens de moi ? On se reverra…« .

2 octobre 1999 (Nice)
Agression d’un militant anarchiste

Un militant anarchiste est agressé.

3 octobre 1999 (Université)
Agression en Faculté de Lettres

Un étudiant militant de gauche,est agressé par un membre d’Unité-Radicale qui le roue de coups après.
L’étudiant agréssé accompagné d’étudiants va voir la Doyenne de la Faculté qui refuse d’intervenir. Une plainte est déposée.

7 octobre 1999 (Nice)
Révélations du Procureur de la République: le dossier du GUD/Unité-Radicale a disparu du Palais de Justice de Nice

Le Procureur Eric de Montgolfier déclare dans une interview intitulée « Nice, la main dans le sac » pour « Le Nouvel Observateur » que certains dossiers s’égarent, et que celui du GUD/Unité-Radicale a complètement disparu.

11 Octobre 1999 (Université)
Conférence de presse de l’UNEF
L’UNEF décide de donner toutes les informations, que différentes organisations ont mis en commun, au Procureur de la République et à la Presse.

13 Novembre 1999 (Université)
Agression d’un agent de l’université et militant de gauche

Un militant communiste, responsable du mouvement des jeunes communistes il y a encore quelques mois, et agent dans un laboratoire de recherche de l’Université, a été agressé et frappé par 5 activistes du GUD. Plainte a été déposée.

7 avril 2000 (Nice)
Grenade lacrymo signée du GUD lors d’un débat sur le droit de vote des étrangers

Un homme casqué a lancé une grenade lacrymogène lors d’une réunion sur le droit de votes des étrangers. Sur la bombe était inscrit GUD. Une heure avant le début de la réunion, le FN organisait une manifestation devant la salle.

21 Juin 2000 (Nice)
Agression d’un musicien, jeune militant de gauche

Lors de la fête de la musique, un jeune musicien est agressé par des skin-heads. Membre actif du Mouvement des Jeunes Communistes, il a été interpellé comme tel, comme un rouge, un “red” comme ils disent, frappé et jeté à terre par les skins qui pensaient qu’il était seul. Heureusement les membres de son groupe de musique et des amis sont présents et lui viennent en aide.

26 juin 2000
Dépôt de plainte auprès du procureur et présence du GUD

Plainte a été déposée pour l’agression du 21 juin auprès du Procureur de la République et un rassemblement de soutien a lieu devant le palais de justice. Mais les progressistes ne sont pas seuls. Une vingtaine de GUDards et membres d’Unité-radicale sont également présents. Ils poussent le vice jusqu’à venir narguer le procureur de la république sous ses fenêtres en faisant le salut nazi. Les agressés ont en face d’eux leurs agresseurs. On le signale au procureur qui donne l’ordre de les interpeller. Malgré le fait que certains membres de la police trainent les pieds, l’un d’entre eux est interpellé alors qu’ils s’en allaient tranquillement en marchant. Les GUDards étaient tellement en confiance qu’il leur a fallu une centaine de mètres pour s’apercevoir que l’un d’entre eux était manquant.
Lorsque 2 d’entre eux sont revenus pour discuter avec les policiers pour savoir ce qu’ils allaient faire de leur acolyte, la police n’a pas cherché à les interpeller à leur tour et les a laissés repartir. Toutefois, pour la première fois, un nervi fasciste a été mis en garde à vue et interrogé. Il a été reconnu par la victime comme faisant partie de ses agresseurs (le fait est relaté sur le site d’Unité-Radicale).
Lors de l’entrevue avec le Procureur nous l’informons de l’existence du site internet d’Unité-Radicale sur lequel on peut lire une citation de Carlos appelant au meurtre de juifs et d »États-Uniens » ainsi que la présence de leurs publications.

Fin juin 2000
Perquisition au domicile de Christian B. responsable d’Unité-Radicale

On apprend qu’un perquisition a eu lieu au domicile de Chistian B.. Christian B. est le responsable et tête pensante d’Unité-Radicale. Sur le site d’UR, la perquisition est mentionnée dans un communiqué de presse (voir extrait).

Octobre 2000
Sur le site d’unité-radicale, la citation de Carlos appelant au meurtre et à la haine raciale a disparu.

Octobre 2000
Le GUD intervient violemment au lycée
Calmette
Le GUD sous une étiquette lycéenne distribue un tract incitant à la haine raciale devant le lycée Masséna. le Mercredi, ils tractent sur le lycée Calmette. Plusieurs lycéens n’entendent pas se laisser marcher sur les pieds, et une altercation a lieu. Lorsque les lycéens se réfugient dans le lycée, les fascistes les suivent. L’altercation continue et le CPE qui tente de s’interposer est également agressé et reçoit du gaz lacrymogène. Un jeune présumé du groupe des fascistes est reconnu en tant que tel par les lycéens et est entendu par la police. Finalement il a été mis hors de tout soupçon, la procédure étant arrêtée nette sans que l’on sache pourquoi (depuis nous avons eu le fin mot de l’histoire par le policier en charge de l’affaire lui même).

Novembre 2000
Les nazillons tabassent un enseignant-chercheur en plein cours

Au moment des faits, nous ne savions pas si cette agression est le fait du GUD, mais elle démontre l’état d’esprit et de délabrement dans lequel a sombré l’Université et qui est le fait de ce groupuscule. Un chargé de TD de la Fac de Droit a été gravement attaqué par plusieurs personnes à coups de casques, et coups de pieds sous le regard de ses étudiants. Ses agresseurs lui auraient demandé : « C’est toi le prof de gauche ? » avant de le tabasser à coup de casques, et l’aspergeant de lacrymo. Le chargé de TD a du être hospitalisé, et a eu plus d’un mois d’interruption de travail. Le Doyen de la Fac de Droit a mis plus de deux semaines pour porter plainte.
Cette intervention fait suite au propos de l’enseignant, appelant au sens critique.

Janvier 2001
Une information en forme de signature de l’agression de l’enseignant-chercheur en novembre 2000.

Dans le journal « Jeune résistance » d’Unité-Radicale un article intitulé : Goliath thérapie, parle des évènements sur la Fac de droit en novembre à l’encontre du chargé de TD avec une grosse dose de satisfaction et d’ironie. A l’évocation des détails vestimentaires, des propos et de l’action, on pourrait penser que celui qui écrit était présent.

14 février 2001
Un local du PCF incendié

Le local du Parti Communiste Français servant de permanence électorale à J. Tiberi vice-président de la région, candidat dans le 9ème canton est incendié vers 18h, après avoir subi quelques jours avant une tentative d’effraction et avoir été tagué de croix gammées. Plainte a été déposée. (photo)

16 février 2001
Agression d’un étudiant sur la fac de science

Un étudiant a été frappé sur la Fac de Science par le GUD/Unité-Radicale alors qu’il avait refusé un de leur tract signé UNED à l’occasion des élections universitaires. L’université n’a pas encore porté plainte.

Mercredi 7 mars 2001
2 militants communistes agressés par 5 nervis de la tendance GUD/Unité-Radicale.
Alors que 2 militants du PCF affichaient devant la Fac de droit pour les élections cantonales, 5 nervis de la tendance GUD -étudiants sur la fac pour certains- les ont agressé. Un des militants communistes a été mis à terre, frappé au sol et gazé à la lacrymo avant que les GUDards s’enfuient. Des témoins ont assisté à toute la scène et une plainte a été déposée.

Mercredi 14 Mars 2001
Les casseurs « nazillons » se présentent aux élections universitaires
Alors que des militants du GUD/UNED avait tabassé un étudiant en Fac de Science le 16 février 2001, l’Université les a laissés se présenter aux élections universitaires. Après le dépouillement, plusieurs nervis attendait des élus de l’UNEF-ID avec des matraques. La présidente de l’Université a du appeler la police pour leur permettre de sortir.

2001-2002
Affiches antisémites sur le campus Trotabas

Des affiches d’Unité-Radicale clairement antisémites sont collées partout sur le campus. Les élus UNEF demandent à la direction du campus de les faire enlever, ce qu’elle refuse.

21 avril 2002
Le parti fasciste FN est au second tour de l’élection présidentielle

Des milliers de jeunes niçois horrifiés se rassemblent place Masséna.

21 avril 2002 – 5 mai 2002
Affichage interdit pour les anti-racistes sur le campus Droit

A la demande d’un militant d’Unité-Radicale, le Doyen de la fac de droit, enlève lui même les affiches appelant aux manifestations contre le FN entre les deux tours de la présidentielle et interdit toute nouvel affichage, bafouant ainsi le droit à la liberté syndicale et politique qu’ont les étudiants. Réclamation auprès de la direction de l’Université qui refuse d’intervenir.

14 juillet 2002
Attentat contre le président de la république Jacques Chirac.
Maxime Brunerie, membre d’Unité-Radicale, tente de tuer Jacques Chirac lors du défilé du 14 juillet 2002. Il est immédiatement arrêté.

6 août 2002
Dissolution d’Unité -Radicale suite à l’attendant contre Jacques Chirac

Lire le décret sur Légifrance

30 aout 2002
Création du bloc Identitaire (les Identitaires), et reconstitution de ligue dissoute.

D’anciens membres d’Unité-Radicale créés le Bloc Identitaire suite à la dissolution de leur ancienne organisation. Ni les politiques, ni la justice n’a semblé bon de poursuivre les individus pour reconstitution de ligue dissoute, alors que cette création est revendiquée comme telle.

12 juin 2005
Le bloc identitaire (Nissa Rebella) se présente aux élections municipales de Nice et obtient 3%