juillet 6, 2022
LPR

Le 5 mars, l’Université et la Recherche s’arrêtent

À NICE RENDEZ-VOUS à VALROSE À PARTIR DE 7H30

  • 7h30 – petit déjeuner / débats
  • 10h00 – happening
  • 11h00 – Prises de parole
  • 12h30 – pique-nique interpro (hopital, transport, educ, …).
  • … échanges et prises de parole interpro

Pour nos retraites
Pour le service public de l’enseignement et de la recherche Depuis le 5 décembre, des dizaines de Facs et de Labos sont en Lutte !

120 revues scientifiques de SHS sont en grève, des centaines de motions sont votées dans nos instances démocratiques, dans les départements des universités et dans les laboratoires, les collectifs mobilisés agissent partout.
Depuis le 5 décembre, aux côtés de bien d’autres secteurs, nous luttons contre la casse de notre système de retraites, dont on peut prévoir des effets particulièrement délétères dans le secteur de l’enseignement, de la maternelle à l’université.
Le gouvernement, lui, reste indifférent à nos revendications légitimes et maintient sa volonté de renforcer la précarité, les inégalités entre établissements et la compétition généralisée à l’université, bien qu’il soit de plus en plus difficile pour lui de tenir son agenda, comme le prouvent les divers reports de présentation de la future LPPR.
Sa seule réponse à notre mobilisation est la même que celle faite aux autres mouvements sociaux : une répression de plus en plus brutale.
Aujourd’hui, nous disons tou·tes que ça suffit. Beaucoup d’entre nous ont déjà arrêté leurs activités, mais ce n’est pas suffisant. Nous devons tou·tes arrêter l’ensemble de nos activités pour réussir à nous faire entendre. Nous en prenons l’engagement :

Le 5 mars l’université et la recherche s’arrêtent !

Nous arrêtons car nous refusons de participer à un système qui fonctionne sur l’exploitation massive des précaires et vacataires, chez les enseignant·es, les chercheur·ses, les BIAT·O·SS et IT·A.
Nous arrêtons car, dans des conditions budgétaires intenables, nous nous tuons à accomplir nos missions à la hauteur des exigences de l’université publique.
Nous arrêtons car nous ne tolérerons plus le tri des étudiant·es par la sélection et l’augmentation des frais d’inscription, qui produit l’exclusion des plus dominé·es, opprimé·es et exploité·es.
Nous arrêtons pour dénoncer nos conditions de travail dégradées d’année en année.
Enfin, nous arrêtons car seul un arrêt total de l’activité habituelle pourra enfin interpeller le gouvernement qui reste sourd aux revendications interprofessionnelles sur le retrait du projet de casse des retraites, alors même que l’opinion publique est hostile à ce projet.

Contre ce gouvernement et son monde, nous allons construire une université qui sera un véritable service public et un espace de vie démocratique.
Nous instaurerons une réelle gratuité des études et créerons un salaire étudiant.
Nous imposerons un plan de titularisation et de création de postes à la hauteur des besoins.
Nous obtiendrons des financements publics supplémentaires pour la recherche publique, sous forme de crédits récurrents pour les laboratoires et les formations des universités ; nous construirons une gestion démocratique de ces financements.
Nous garderons notre système de retraites et renforcerons les systèmes sociaux de solidarité.

A l’heure des grands choix de société, nous avons plus que jamais besoin de l’université et de la recherche publiques, sur l’ensemble du territoire.
Nous voulons une université et une recherche ouvertes à tou·tes, produisant collectivement des savoirs et les diffusant le plus largement possible.
Pour la défendre, pour la conquérir, pour la construire, le 5 mars 2020, on arrête tout !