décembre 2, 2022

Violences fascistes sur Carlone. La direction du Campus ferait-elle le jeu du groupuscule d’extrême-droite ?

Le 8 septembre, mail de refus de la direction de Carlone pour la tenue d’une table d’information d’un syndicat étudiant. Si la situation sanitaire pourrait s’entendre, l’argument sécuritaire donne en réalité raison aux agresseurs. La direction en a t-elle conscience ?

Alors qu’une organisation étudiante marquée à gauche s’est vue interdire la tenue de tables d’information sur le parvis du campus Carlone suite aux agressions fascistes début septembre pour des questions de sécurité (dont sanitaire liée au développement de la Covid. Voir réponse ci-contre) , des organisations étudiantes de droite ou amies avec la direction de l’Université (et la ministre) peuvent quand à elle en tenir 3 jours après l’interdiction, sans que ça ne pose de problème, pas même sanitaire.

Une conception des règles à géométrie variable ; pas sur que le virus en ait été informé.

La situation est tellement caricaturale qu’on ne sait que penser : incohérence intellectuelle, soutien à l’extrême-droite pour faire taire les étudiants progressistes, ou simple lâcheté ?

Comme nous l’avons dit lors du rassemblement sur Carlone contre les violences fascistes et racistes, ce qui fait le lit de l’extrême-droite, des violence et des obscurantistes, ce sont tous les obstacles à la vie démocratique (voir son refus) pour de soi-disant bonnes raisons : « l’enfer est pavé de bonnes intentions« .

Dans tous les cas, ce manque de NEUTRALITÉ de la part de la direction du Campus vis à vis des différentes organisations étudiantes est inacceptable, car elle donne, de fait, raison aux agresseurs face aux victimes.

Le 11 septembre l’UNI tenait une table d’information. La situation sanitaire ne semblait plus imposer à la direction « d’éviter toute situation qui engendrerait un regroupement de personnes« .

… CGT Etudiant.e.s 06

A lire sur les violences fascistes qui ont eu lieu le 1 septembre 2020 sur le campus Carlone :