décembre 2, 2022

Procès UCA vs Maxime. Communiqué Intersyndicale (CGT, FSU, SUD)

Pour défendre Maxime,
Pour défendre la gratuité de l’enseignement supérieur,
Contre la criminalisation de ceux qui tentent de s’opposer à la marche forcée vers sa destruction :

Soyons nombreux le vendredi 25 novembre 2022
dès 8h30 devant le Tribunal de Nice

En 2018, au moment où une partie de la communauté se mobilisait contre la mise en place de Master payants, des étudiants avaient occupé la salle des actes du grand château de Valrose. La direction de l’époque avait prétendu qu’ils avaient forcé la porte d’entrée, ce que les vidéos réfutent, et qu’ils avaient dégradé la salle des Actes, ce que personne n’a pu observer lors des séances de la CFVU et du CT qui se sont tenues juste après. Pour autant, la direction a poussé un agent en CDD à porter plainte contre Maxime qui faisait partie de ce groupe d’étudiants. Maxime s’est à l’époque retrouvé en garde à vue.

Quatre ans après les faits, le 25 novembre 2022, Maxime sera jugé pour violence sur un agent de l’Université et refus de donner le code de son téléphone. Il reconnait avoir refusé de donner les codes de son téléphone, mais concernant les violences sur l’agent, les vidéos montrent que c’est en voulant bloquer la porte pour empêcher que des agents et la direction ne rentrent dans la salle des actes, que Maxime avait effleuré le crâne d’un agent en déplaçant une chaise et s’était immédiatement excusé. Ces mêmes vidéos révèlent plutôt la violence de la réaction de la gouvernance de l’université, avec le président de la COMUe « Université Côte d’Azur », Monsieur Jean-Marc Gambaudo, menaçant Maxime après l’avoir violemment plaqué contre un mur : « Toi, je te revois sur le campus, seul, t’es mort !« . Maxime avait assurément de quoi se sentir menacé quant à l’avenir de ses études universitaires ! Il a néanmoins pu valider depuis un Master en Communication.

Quatre ans plus tard, les « Masters of Science », masters payants sans être de véritables masters, sont toujours en place, avec des frais d’inscription annuels allant jusqu’à 5000€, contre 243€ pour une formation de master traditionnel. Ils sont loin d’attirer les meilleurs étudiants, et en ont au contraire fait fuir certains qui ont préféré aller s’inscrire ailleurs, dans des formations traditionnelles délivrant de vrais diplômes nationaux. Ce qui nous était présenté par la direction de l’époque comme une « expérimentation », et que nous dénoncions en 2018, se généralise cependant. Université Côte d’Azur continue de mettre en place des Diplômes d’Établissement ou des Diplômes d’Université payants, y compris pour les étudiants en formation initiale. Et ce développement est une tendance de fond : dernièrement, le CA a voté une enveloppe de 2,3 millions d’euros pour « un régime d’intéressement aux personnels s’investissant dans une démarche d’accroissement des ressources propres pour l’établissement ». Parmi les critères d’attribution de cette prime figure en première place la « mise en place et le développement des diplômes d’établissement ».

Aujourd’hui comme hier, nous sommes mobilisés contre le développement de ces diplômes payants qui représentent une rupture dans le service public de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Nous serons vendredi 25 novembre dès 8h30 devant le Tribunal de Nice pour défendre le service public de l’enseignement supérieur et de la recherche et nous opposer à la criminalisation de ceux qui tentent de s’opposer à la marche forcée vers sa destruction.