juillet 6, 2022

Élection au CA de l’UCA, petite leçon d’anti-démocratie

La direction de l’Université Côte d’Azur (UCA) nous vante la vision « Startup-Nation » du gouvernement, mais est dans l’incapacité d’organiser des votes par correspondance des grands électeurs qu’elle a elle même choisie à l’autre bout de la France (problème aussi pour les procurations qui doivent être données sur place par le grand électeur) . On ne parle pas d’un référendum citoyen avec plusieurs millions de votants, mais d’un vote de 150 grands électeurs !!

Résultat : les grands électeurs sont obligés de se déplacer à Nice pour voter. Tout se passe bien quand l’organisme d’appartenance comme l’INRIA prend en charge la mission. Problème quand ce n’est pas le cas comme le CNRS. Les grands électeurs devront alors payer leur voyage eux-mêmes, ou ne pas voter ni donner de procuration.

L’UCA peut nous abreuver d’arguments législatifs pour nous expliquer que tout est en règle, la réalité c’est qu’on est face à un mélange d’incompétence (l’UCA n’était semble-t-il pas préparée à voir débarquer des personnes amenant leur procuration) et de volonté d’empêcher toute expression contradictoire.

L’élection du CA de l’UCA est antidémocratique à quadruple titre :

  • Suffrage indirect.
  • Choix des grands électeurs par la direction qui favorise ses candidats.
  • 2 listes sur 3 pro-gouvernances UCA.
  • Vote à l’urne (impossibilité de voter par correspondance ni de faire de procuration sans se rendre sur place).

A chaque fois qu’on pense que l’UCA a fait son maximum dans l’autocratie, la direction réussit à nous surprendre en trouvant une nouvelle manière de piétiner le semblant de démocratie qu’il pouvait rester.

Cerise sur le gâteau, le nom de la liste de la direction : « Concordia » qui signifie « Harmonie » ou littéralement « tous les cœurs ensemble ». On ne pouvait pas trouver plus éloignée de la réalité.